En médecine d'urgence, comme dans de nombreux autres domaines, la communication représente un facteur essentiel pour la réussite des actions entreprises. Bien qu'elle constitue un domaine complexe en soi, avec ses freins, ses limites et ses problématiques propres à chaque individu, elle doit néanmoins rester optimale et efficace afin de ne pas compromettre la prise en charge du patient. Le degré d'urgence, ainsi que le stress des équipes, notamment en cas de prise en charge pédiatrique, complexe, ou à fort impact médiatique, peuvent également altérer la communication entre les différents intervenants.
Compte tenu de son impact majeur sur les prises en charge, la communication doit être fréquemment travaillée lors de formations et simulations. La gestion des thérapeutiques (nom, D.C.I. ou nom commercial, dosages, bolus, doses totales) ainsi que la fonction de leader en soins aiguës sont des exemples d’éléments intégrés à ces formations. Les défaillances de communication sont d’ailleurs reconnues comme étant l'une des principales causes d’événements indésirables en milieu de soins et une des plus grandes causes d’erreurs médicales.
La communication est également ce qui permet de relier les membres de l’équipe dans la prise en charge des patients. Si elle doit être courtoise et respectueuse en toutes circonstances, elle doit aussi tenir compte de plusieurs paramètres : les différences de personnalité, de culture, de comportements (facteurs humains), ainsi que les variations inter-métiers ou inter-spécialités, qui peuvent constituer des obstacles à une communication fluide entre professionnels de santé. Elle devient particulièrement indispensable lors des régulations médicales ou des transmissions de relais de prise en charge.