Les traumatismes du rachis sont des pathologies fréquemment rencontrées dans la pratique clinique, avec une répartition des causes variées. Selon les études, environ 40 à 50 % des traumatismes du rachis sont dus à des accidents de la voie publique (A.V.P.), tandis que les autres causes incluent les accidents de travail, les chutes et les accidents survenant lors d’activités sportives. La gravité des lésions dépend de l’élément du rachis touché et de la nature du traumatisme, qui peut entraîner des lésions osseuses, ligamentaires, vasculaires et médullaires.
En fonction de l’élément du rachis concerné, la lésion peut être classée comme stable (non mobile, sans risque immédiat de complications) ou instable (mobile, avec un risque potentiel de complications vasculaires et/ou nerveuses). Les traumatismes du rachis peuvent affecter différentes zones : le rachis cervical, qui est associé aux lésions les plus graves en raison de son rôle dans la protection des centres respiratoires et de la moelle épinière ; le rachis thoracique et lombaire, où les lésions sont généralement moins sévères, mais peuvent entraîner des complications fonctionnelles importantes.