Le syndrome de suspension est déclenché par une position de suspension prolongée dans le harnais, souvent en position verticale et sans mouvement des membres inférieurs. Cette position entraîne une stase sanguine veineuse dans les jambes, une hypotension sévère et des troubles circulatoires, comparables à ceux observés dans le syndrome des loges (comme celui de la complication de l’immobilisation plâtrée). Cliniquement, les signes d’un syndrome de suspension comprennent vertiges, nausées, oppression thoracique et malaise, et peuvent évoluer rapidement vers la perte de conscience.
La prise en charge immédiate est cruciale et consiste à décrocher rapidement la victime suspendue pour éviter des complications graves, notamment un syndrome de défaillance multi-viscérale. Une fois au sol, il est essentiel d’évaluer les fonctions vitales de la victime en suivant les protocoles de secourisme standard (vérification de la respiration, mise en position latérale de sécurité ou réalisation de la réanimation cardio-pulmonaire si nécessaire). Dans les situations critiques, une hospitalisation urgente est recommandée, idéalement en respectant la Golden Hour, pour optimiser les chances de récupération. Dans certains cas, une hémodialyse peut être envisagée en cas d’atteinte rénale aiguë, secondaire aux mécanismes ischémiques et rhabdomyolytiques associés à la suspension prolongée.