Ces précautions s’expliquent par la survenue, rare mais grave, du syndrome de second impact.
En effet, un second traumatisme crânien, même mineur (comme un choc léger pendant un match), survenant avant la guérison complète du premier, peut entraîner ce syndrome. Cette complication, bien que rare, peut être fatale, avec une mortalité pouvant aller jusqu’ à près de 50 %.
Lors du premier impact, le cerveau subit des modifications biochimiques qui altèrent son fonctionnement normal. Si un second impact se produit avant que ces changements ne se résolvent, la décompensation cérébrale peut entraîner un œdème cérébral massif, une augmentation de la pression intracrânienne et des troubles métaboliques qui dépassent la capacité d'adaptation du cerveau.
Les signes cliniques sont généralement plus marqués : confusion ou amnésie prolongée, perte de conscience, troubles neurologiques progressifs (céphalées intenses, vomissements, troubles de la conscience), coma.
Des recherches sont en cours pour d'explorer les mécanismes physiopathologiques de ce phénomène, ainsi que les stratégies de prise en charge, afin de mieux comprendre et prévenir cette complication particulièrement sévère, encore mal connue dans la pratique des urgences.