La relation entre les pupilles et les réseaux nerveux permet d'établir un lien entre le réflexe pupillaire et d'éventuelles lésions cérébrales, qu'elles soient traumatiques ou non. Une asymétrie pupillaire (anisocorie) associée à des signes cliniques unilatéraux, comme une hémiplégie, peut indiquer une lésion cérébrale. Dans des cas extrêmes, une mydriase bilatérale persistante sans réaction à la lumière peut être un signe de mort cérébrale. Il est important de noter que le réflexe pupillaire n'est pas inclus dans l'évaluation du score de Glasgow.
Pour évaluer le réflexe pupillaire dans des conditions normales d'éclairage, il est recommandé de fermer les paupières pendant quelques secondes avant de les rouvrir et de projeter un faisceau lumineux doux. Physiologiquement, les pupilles doivent être de taille intermédiaire, symétriques et réactives à la lumière (I.S.R.). Si, à l'ouverture des paupières, la pupille est petite et non réactive, elle est considérée comme myotique. Inversement, si la pupille est dilatée et ne réagit pas, elle est qualifiée de mydriatique.
Lors de l'examen des pupilles, la symétrie de leur réponse est cruciale. Le terme « isocore » désigne une réponse identique des deux pupilles, rendant superflu l'ajout de l'adjectif « symétrique ».