Le secours routier est une intervention de secours «classique» dans la prise en charge de la/des victime(s), mais le risque de suraccident pour les intervenants (risques par le(s) véhicule(s) impacté(s) ou par les véhicules passants distrait par l’intervention), l’accessibilité des victimes (parfois bloquées ou incarcérées) ou encore les pathologies rencontrées demandent une adaptation dans la conduite des opérations.
La gestion du facteur temps est un élément crucial dans l’intervention, mais elle ne doit pas conduire à négliger les règles de sécurité. Avant d'accéder à la victime, le véhicule doit être sécurisé par l’équipage affecté à cette tâche. Les actions suivantes sont essentielles pour garantir la sécurité de l’équipe de secours et de la victime :
- Le calage du véhicule, particulièrement si celui-ci n’est pas sur ses quatre roues.
- La protection contre les risques d’incendie, incluant la gestion des systèmes électriques et la prévention des risques de feu ou d'explosion.
- La protection contre le déclenchement des airbags, qu’ils aient ou non été déployés lors de l'accident.
L’ "écureuil" est le nom donné à l’intervenant qui pénètre dans le véhicule avant la mise en sécurité de celui-ci et qui procède à l’abordage de la victime (action d’entrer en contact avec elle). Il doit s’installer à l’arrière du véhicule, derrière le siège conducteur. Son action principale est d’effectuer un maintien-tête, afin de limiter la mobilisation du rachis. En tant qu’intervenant il peut commenter et expliquer l’action de secours à la victime, ce qui laisse les autres acteurs la possibilité de travailler sans se soucier de la communication avec la victime. Réciproquement, il peut commencer un interrogatoire structuré et faire remonter les plaintes exprimées, ainsi que les premiers signes cliniques observés (difficultés à parler, anamnèse des faits, cohérence des réponses…). Au plus près de la victime, il est alors le canal prioritaire de remontée d’informations via le chef d’agrès du V.S.A.V.